Processus de fabrication des casques pare-balles
I. Sélection des matières premières : jeter les bases solides de la sécurité
Les performances protectrices d'un casque pare-balles commencent par la sélection des matières premières à la source, où chaque type de matière première subit un criblage rigoureux sur plusieurs dimensions. La couche protectrice principale est constituée de fibres de polyéthylène ultra-haute masse moléculaire (UHMWPE) ou de fibres d'aramide — des matériaux qui allient une grande résistance et une faible densité. Leur résistance à la traction peut atteindre 15 fois celle de l'acier ordinaire, tandis que leur densité n'est que le 1/8 de celle de l'acier, ce qui minimise le poids du casque tout en bloquant les impacts de projectiles.
Les matériaux auxiliaires sont également soigneusement sélectionnés : la doublure d'absorption des chocs est en mousse ouverte à haute densité, offrant à la fois absorption d'énergie et respirabilité ; le revêtement de la coque extérieure utilise un matériau en polyuréthane résistant à l'usure et à la corrosion, ayant passé des tests de vieillissement aux ultraviolets afin de garantir qu'il ne s'écaille pas lors d'une utilisation prolongée. Toutes les matières premières ont été certifiées par des organismes tiers indépendants, et leurs indicateurs de performance physique répondent à la norme nationale GB 2811-2019 ainsi qu'aux exigences internationales de protection NIJ niveau IIIA.
Procédé de fabrication principal : la transformation de la fibre en armure
1. Prétraitement des fibres et tissage
Tout d'abord, les fibres de matière première subissent un traitement de déshydratation et de mise en forme à basse température afin d'éliminer l'humidité et d'améliorer la régularité des fibres, empêchant ainsi une concentration de contraintes lors des étapes de transformation ultérieures. Elles entrent ensuite dans un équipement de tissage 3D contrôlé par ordinateur, où un procédé de tissage pentaxial est utilisé : les fils de chaîne, de trame et les fils diagonaux s'entrecroisent pour former une structure en réseau tridimensionnelle. Par rapport au tissage 2D traditionnel, cette structure augmente la résistance aux chocs de la couche protectrice de 30 %, disperse efficacement la force d'impact des projectiles et évite les fissurations localisées. Pendant le processus de tissage, l'équipement surveille en temps réel la tension des fils, avec une erreur contrôlée à ±0,5 N, afin de garantir une densité uniforme sur chaque pouce du tissu.
2. Moulage : Façonnage précis de la forme protectrice
Après le tissage, le tissu en fibre est découpé et empilé selon un nombre de couches prédéfini (généralement entre 16 et 24 couches, selon le niveau de protection), puis placé dans un moule sur mesure pour le moulage en autoclave. Les paramètres du procédé ont été optimisés grâce à des milliers de tests : la vitesse de chauffage est contrôlée à 5 °C/min, la pression est maintenue entre 1,2 et 1,5 MPa, et la phase isotherme (120-140 °C) dure 90 minutes afin de garantir une imprégnation complète des fibres par la résine et son durcissement complet. Le moule est fabriqué en alliage d'aluminium aéronautique, avec une précision de ±0,1 mm, ce qui permet de reproduire fidèlement le design profilé du casque — assurant un ajustement parfait lors du port, réduisant la résistance à l'air et évitant les risques de concentration de contraintes dus aux arêtes vives. Après le moulage, un refroidissement rapide par azote liquide est appliqué afin d'augmenter la cristallinité du matériau et d'améliorer encore ses performances de protection.
3. Usinage de Précision et Intégration des Composants
La coque moulée du casque passe à l'étape de traitement de précision : tout d'abord, des machines-outils CNC sont utilisées pour le meulage des bords afin d'éliminer les bavures et garantir des bords lisses sans pointe aiguë ; ensuite, un traitement de surface est effectué, comprenant un sablage pour éliminer la rouille et une projection électrostatique, avec une épaisseur de revêtement contrôlée entre 0,8 et 1,2 mm afin d'assurer des propriétés antidérapantes, résistantes à l'usure et de camouflage. La doublure amortissante adopte un procédé de découpe 3D, conçue pour épouser la forme de la tête selon les principes de l'ergonomie, comportant plusieurs modules intégrés d'absorption d'énergie capables d'absorber rapidement l'énergie en cas de choc et de réduire l'accélération de la tête. Enfin, une intégration des composants est réalisée : installation de visières en polycarbonate résistant aux chocs (avec une transmission lumineuse ≥95 %, capable de résister aux débris volants à haute vitesse), de bandes réglables et de boucles. Tous les composants ont subi des tests de traction et de fatigue afin d'assurer une connexion solide et une utilisation fiable.



